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  <title>Marianne2007.info - Le Blog de la Rédaction</title>
 <description><![CDATA[Le Blog de la rédaction]]></description>
  <link>http://www.marianne2.fr/redaction</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-07-04T15:04:04+01:00</dc:date>
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   <title>Bayrou l'anti Sarko</title>
   <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 12:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      François Bayrou ne fait pas le faraud ni le faux modeste. Il ne prétend pas comme Sarkozy n'être qu'un challenger&#8230; Non, le provincial de la course affirme tout benoîtement, grave et déterminé, qu'il gagnera le prix de l'Elysée. <span style="font-style:italic">« Je crois que je serai élu Président de la République »</span>, a-t-il affirmé hier sur France 2 avec la foi de celui qui croit en son destin. Cette croyance ne lui vient pas de ce que Dieu lui a parlé à l'oreille comme cet éleveur et fils de paysan murmure à celle de ses chevaux. Certes ce démocrate chrétien est inspiré et entretient un intense commerce intime avec l'au-delà mais sa conviction de pouvoir l'emporter tient à un calcul plus prosaïque, tout autant qu'à une confiance profonde en lui, en cette maturité qui lui avait tant fait défaut la fois précédente. <span style="font-style:italic">« En 2002, je n'étais qu'un débutant, avoue-t-il, j'avais peur de ne pas être à la hauteur. »</span> En 2007, Bayrou ne tremble plus, il n'a plus de doute. Il ne doute pas de lui, ni de sa stratégie politique : être le candidat de l'antisystème, le défenseur des petits comme des gros, la contestation des puissances financières comme des deux grands partis politiques. En s'attaquant d'abord à l'important, l'UMP.       <br />
              <br />
       Pour l'emporter, Bayrou cible désormais Sarkozy de manière privilégiée. Il veut être l'antiSarkozy, récupérer les voix de gauche qui ne se reconnaissent pas dans les incertitudes de Ségolène Royal et les suffrages de cette droite que le ministre de l'Intérieur inquiète. Aussi le champion de l'UDF n'a-t-il cessé hier soir de se démarquer de Sarkozy. Par exemple de ses goûts puisqu'il aime fréquenter les milliardaires alors que lui, l'enseignant aux mains colleuses préfère les agriculteurs et les ouvriers. Mais Bayrou s'est aussi, surtout, opposé à sa conception du pouvoir. <span style="font-style:italic">« Sarkozy veut le confisquer »</span>, a-t-il accusé alors que « moi je veux rassembler ». Et sur la plupart de ses positions pragmatiques, il a pris ses distances : sur l'homoparentalité que lui accepte, sur la suppression du droit d'héritage qu'il refuse, sur l'ISF qu'il maintient. Et puis Bayrou refuse cette valse frénétique des promesses, cette gabegie démagogique. Il ne fera pas danser l'anse du panier et promet plus de rigueur en même temps que plus de justice, plus de tolérance en refusant la présence de policiers dans les écoles et en demandant à ce qu'on soit ferme mais plus généreux aussi envers ces jeunes casseurs qui sont cassés. Bref, le candidat de la gauche et du centre modéré, le seul capable de battre Sarkozy, ce serait lui. Si, à la fin du mois il atteint les 17 à 18 % dans les sondages au premier tour, alors <span style="font-style:italic">« ce sera de plus en plus possible, affirme-t-il, car les enquêtes de second tour montreront que (je) peux battre Sarkozy contrairement à Ségolène Royal »</span>. Ce n'est pas forcément le plus probable et il a encore de nombreuses faiblesses, notamment dans l'électorat populaire mais&#8230;        <br />
              <br />
       <b>Rendez-nous Duhamel ! </b>       <br />
              <br />
       Qui aurait dit il y a quatre mois encore que Bayrou passerait en 3e position ? Pas Alain Duhamel en tout cas et heureusement pour Bayrou car on sait qu'il a toujours pris des rosses pour des pur-sang, Balladur en 1995 ou Jospin en 2002 pour ne prendre que ces exemples. Il faut avoir des repères fixes dans la vie politique et notre éditorialiste national multicarte est de ces balises qui indiquent toujours à contrario la voie qu'il faut suivre et on l'a suffisamment moqué ici par exemple pour avoir ignoré Ségolène Royal dans le livre qu'il avait consacré aux prétendants à la présidentielle 2007. Mais cette persévérance dans l'erreur toujours très bien argumentée est précieuse. Ainsi quand Duhamel expliquait il y a guère encore pourquoi Michèle Alliot-Marie avait de bonnes raisons de concourir. Alors on pouvait être sûr qu'elle ne se lancerait pas et ça n'a pas manqué. Mais si la direction de France 2 et celle de RTL l'ont suspendu de campagne, ce n'est pas pour ses erreurs prophétiques d'ailleurs parfois intéressantes, voire pertinentes, ce n'est pas pour sa pensée obstinément politiquement correcte ni pour sa détestation de tous les inconvenants, de tous les déviants, de tous les souverainistes, etc. Non, ce talentueux chroniqueur a été suspendu pour avoir dit qu'il votait Bayrou lors d'une réunion rassemblant 150 étudiants à Sciences-Po le 27 novembre dernier. Si l'on regarde bien la vidéo qui circule sur le Net, on l'entend aussi durement critiquer Bayrou pour son prétendu populisme et son défaut d'enthousiasme européen... Bref, Duhamel reste un homme libre même s'il peut avoir comme nous tous des &#339;illères. Son travail de questionneur a toujours été vif, incisif, discutable sans doute mais heureusement. Et ce n'est pas le vote qui fait la bonne tenue professionnelle. Quand on songe à tous les journalistes qui font du sarkozysme masqué, il vaut mieux faire du journalisme en étant bayrouiste démasqué.        <br />
              <br />
       Bref, on comprend que la direction de France 2 cherche à se refaire une virginité après avoir passé obséquieusement ses hauts plateaux pendant des heures au candidat de l'UMP. Et quand on songe à la campagne européenne où tous les éditorialistes dont Duhamel étaient violemment proeuropéens, on se pince. On rappellera aussi que Duhamel, ironie de l'histoire, avait été sanctionné également en 2002 pour avoir réalisé un livre avec Lionel Jospin. Enfin, juste un mot personnel, ce journaliste-là qui a un certain âge a en tout cas toujours gardé la jeunesse de sa passion journalistique. Il aime la politique et les politiques. Il les châtie bien aussi parfois. Et se passer de cette passion en campagne électorale c'est l'affadir encore davantage. Duhamel c'est comme la Tour Eiffel, Notre-Dame, l'Académie française, le Moulin Rouge et la Grande Zaza : ça se discute, ça se moque, mais ça se respecte !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Bayrou-l-anti-Sarko_a121.html</link>
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   <title>Les confidences de Chirac font des (mini) vagues</title>
   <pubDate>Tue, 13 Feb 2007 16:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      Il n'est pas content, mais alors pas content du tout Edouard Balladur. L'ex candidat malheureux à l'élection présidentielle est très fâché contre le Président de la République qui le traite <span style="font-style:italic">« de vaniteux »</span> et l'accuse, plus grave encore, de l'avoir poussé en vain à une alliance avec le Front national pour gagner l'élection présidentielle de 1988. Tout cela dans un ouvrage, <span style="font-style:italic">L'inconnu de l'Elysée</span>, écrit par Pierre Péan et dont <span style="font-style:italic">Marianne</span> a publié les bonnes feuilles. Un ouvrage qui est présenté comme un testament politique ce qui donne donc encore plus de poids aux mises en cause de Chirac qui s'offre bien sûr le beau rôle. Car le monarque républicain se moque des petites vanités de son ex-ami de 30 ans qui, raconte-t-il, lui réclamait le titre de ministre d'Etat alors que comme chef du gouvernement, il venait de le nommer en 1986 ministre de l'Economie et des Finances. Ce sera accordé, mais il lui refusera ainsi qu'à Charles Pasqua toute entente avec Jean-Marie Le Pen dont il exècre la xénophobie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Ce sont des accusations minables d'un petit monsieur »</span>, s'indigne, en privé pour l'instant, Edouard Balladur qui dément toute volonté d'entente avec le dirigeant frontiste et prétend seulement d'avoir souhaité que Chirac n'insulte pas les électeurs de l'extrême droite. L'ancien Premier ministre fait aussi remarquer que pour ce qui est de la vanité, ce n'est tout de même pas lui qui a passé toute sa vie dans les palais nationaux. Il s'étoufferait presque de rire et d'indignation quand Chirac prétend ignorer la rancune. <span style="font-style:italic">« Qu'est-ce que cela aurait été alors si Chirac avait été rancunier »</span>. Car, lui, Balladur et ses fidèles ont été poursuivis d'une fatwa implacable pendant des années et des années. Même Alain Juppé, Premier ministre, n'a pas pu obtenir du Président d'intégrer Nicolas Sarkozy au gouvernement entre 1995 et 1997 en dépit de ses demandes réitérées. Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, s'amuse de cette réécriture de l'histoire où Chirac veut apparaître comme un saint homme, étranger à tous les bas sentiments et à l'origine de si nombreux bienfaits que l'ingratitude a refusé de lui porter à crédit.       <br />
              <br />
       Ainsi, l'ancien président du RPR s'attribue-t-il la paternité de l'élection de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Le brave homme, aurait demandé à Charles Pasqua, alors tout puissant dans le mouvement, de <span style="font-style:italic">« laisser la place au jeune »</span>. Ce qui manque de faire s'étouffer le présidentiable de l'UMP qui a dû écarter, chasser de son chemin, un Pasqua qui s'accrochait et qui n'a renoncé que très tardivement. Chirac a bien essayé de faire plier, non pas l'ancien, mais le jeunot en lui envoyant deux responsables de poids du RPR, Alain Marleix et Bernard Pons. Pour avoir recueilli leurs témoignages, je peux vous confirmer qu'ils ont tout fait pour impressionner le débutant et tordre le bras à celui qui débutait dans la carrière. Mais la détermination de Sarkozy les a fait plier. Et c'est Pons qui a téléphoné au patron pour lui dire <span style="font-style:italic">« Rien à faire, il ne renoncera pas et Charles sera battu »</span>. Alors et alors seulement, Chirac s'est fait une raison mais il n'a pas donné Neuilly à Sarkozy dont il montre allègrement l'obsession sondagière.       <br />
              <br />
       Chirac affirme à Péan qu'il ne <span style="font-style:italic">« croit pas aux sondages »</span> et que Nicolas Sarkozy ferait mieux <span style="font-style:italic">« d'arrêter de s'y fier »</span>. A la vérité, Chirac s'est beaucoup référé dans sa vie aux enquêtes d'opinion que son maître Georges Pompidou lui a appris à étudier et Sarkozy ne manque pas de faire remarquer que si les sondages étaient mauvais pour lui, Chirac les regarderait davantage&#8230; Je peux confirmer que le Président est particulièrement attentif aux enquêtes d'opinions quand son ministre de l'Intérieur y enregistre un coup de mou. Mais tout cela n'est que bricole et bricolette par rapport à l'essentiel du propos de Chirac dont on s'attendait à ce qu'il provoque plus que des vaguelettes. En effet, le Président en revient à ses croyances généreuses d'adolescence et dénonce <span style="font-style:italic">« le libéralisme aussi dangereux que le communisme et qui est voué à l'échec comme lui »</span>. Chirac qui sculpte sa statue du Commandeur et déssine à son couchant son personnage de Mandela blanc, « Jacques C&#339;ur le compassionnel » annonce donc avant de quitter la scène cette « déviance de la pensée » qui constitue le socle du sarkozysme. Sa dénonciation prend d'autant plus de force qu'il a lui-même été un libéral farouche entre 1986 et 1988. Mais, justement, le Président sait de quoi il parle puisque son libéralisme thatchérien l'a conduit à la défaite contre François Mitterrand.       <br />
              <br />
       Mais Chirac concède à Péan qu'il note chez Sarkozy quelques évolutions qui vont dans le « bon sens », notamment sur le communautarisme. Il ne l'enfonce donc pas complètement, ce qui pousse le présidentiable de l'UMP a constaté : <span style="font-style:italic">« Chirac a enfin compris que j'allais gagner. De toute façon, ce n'est pas important. Ce qui compte pour moi et pour les autres, c'est la relation avec les Français »</span>. Et à l'heure de la succession, Chirac, effectivement, ne pèse plus guère sinon ce que pèse un président en bout de course qui voudrait partir en beauté, c'est-à-dire en popularité. Chirac veut moins de postérité qu'être aimé. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Les-confidences-de-Chirac-font-des-mini-vagues_a120.html</link>
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   <title>Bayrou sème la panique</title>
   <pubDate>Fri, 09 Feb 2007 13:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      La percée sondagière de François Bayrou sème la panique dans les états-majors de gauche, de droite et de l'extrême droite. Stratèges et dirigeants de campagne ont trop sous-estimé le Béarnais. Ils n'imaginaient pas un instant que ce provincial de l'étape puisse briser le mur symbolique des 10 %, prétendre au rôle de troisième homme et, qui sait, aspirer même à participer à la finale. C'est à gauche d'abord qu'on s'alarme car François Bayrou a pris plusieurs points à la candidate socialiste. Il attire notamment ces agents d'influence du progressisme, ces professeurs qui se sentent davantage en confiance avec cet agrégé de lettres, fils de paysans, qu'avec cette énarque fille de militaire, qui veut mettre la France au carré et les enseignants aux 35 heures de présence.        <br />
              <br />
       Certains dirigeants du PS ont appelé tout le parti, lors du dernier Bureau National, à attaquer frontalement le président de l'UDF en rappelant ses responsabilités de ministre de l'Education sous des « gouvernements réactionnaires ». Laurent Fabius a même souhaité une déclaration solennelle du PS, rappelant que Bayrou appartenait au camp de la droite et qu'il était hors de question de jamais gouverner avec ce démocrate-chrétien, ce suppôt de Dieu, c'est-à-dire ce diable. À l'inverse, d'autres socialistes, tel le maire ségoliniste de Lyon Gérard Collomb ou le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, soulignent que Bayrou a rompu avec la droite et qu'il faut préparer le plan B pour le second tour, c'est-à-dire une alliance avec Bové-Buffet et Bayrou. Mais Cambadélis craint en même temps que les socialistes « préfèrent perdre plutôt que de s'allier avec le centre ». Bref, à gauche, c'est panique à bord et, à droite, ce n'est guère mieux.        <br />
              <br />
       Car les sarkozystes aussi ont trop méprisé celui qu'ils appelaient le « crétin des Pyrénées » et qui leur prend des suffrages. Ils ont donc commencé par l'ignorer, puis par dénoncer « sa grosse tête » et le vide de son programme. Maintenant, ils font mine de lui ouvrir les bras, mais pour mieux l'étouffer et en grinçant des dents de rage parce que ce Bayrou qu'ils disent « de droite » ne cesse de les attaquer.        <br />
              <br />
       Quant aux lepénistes, ils sont tout aussi exaspérés. Jean-Marie Le Pen en personne est obligé d'en revenir aux fondamentaux, d'attaquer l'establishment à coups redoublés, alors qu'il aspirait à plus de respectabilité. Mais, bien obligé, puisque Bayrou tente de lui dérober le rôle-titre de champion de l'anti-système&#8230;       <br />
       Enfin, tous se retrouvent pour prophétiser en ch&#339;ur des vierges l'inéluctable écroulement de l'intrus. Pour eux, le destin de Bayrou serait d'être « chevénementisé ». Il est vrai qu'une bonne partie de ses nouveaux sympathisants ne sont pas sûrs encore de leur choix. Mais cette volatilité n'épargne pas, comme on le voit, les autres candidats. En outre, le centre dispose aussi d'un socle électoral. Bayrou a creusé et ensemencé un vieux « sillon ». Aux dernières régionales, sur les listes séparées, l'UDF avait atteint les 12 % et la montée de Bayrou a été progressive, contrairement à celle, plus subite, de Chevènement. Ce dernier avait percé beaucoup plus tôt, en novembre, et il n'était pas prêt psychologiquement pour tenir. À un moment, il avait craqué, s'était montré incapable de réaliser la synthèse entre les souverainistes de droite et les nationalistes communistes. Bayrou, lui, qui doit arbitrer entre libéraux et étatistes, paraît beaucoup plus mature. Il n'est plus le tendron de 2002 rongé par la peur de ne pas être à la hauteur de son destin. Maintenant, il va lui falloir passer de la protestation à la proposition. Tout se jouera là pour lui aussi. Il lui faudra de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace. Alors que, dans cette famille politique, l'audace, ce ne fut très longtemps qu'un mot, un gros mot qui effrayait les élus et les précipitait aux abris.        <br />
              <br />
       <b>Villepin veut écrire sur terre</b>       <br />
       Une nouvelle importante, un scoop, enfin, révélée sur le site <a class="link" href="http://www.marianne2007.info/Exclusif-Dominique-de-Villepin-candidat-aux-legislatives-exclusivite-Marianne2007-info-_a703.html">Marianne2007.info</a> : Dominique de Villepin pourrait se présenter aux prochaines élections législatives. Le Premier ministre qui s'est résigné donc à ne pas être candidat à l'élection présidentielle, va refaire de la politique par la base. Il étudie bien sûr d'autres pistes, mais ne se voit pas ambassadeur, chargé de porter la petite parole d'un autre. Pas plus qu'il ne s'imagine à la tête d'une grande entreprise ou d'un institut culturel. Seule la confrontation avec les électeurs, avec le pays réel, semble le tenter vraiment, lui qu'on avait accusé de fuir l'épreuve. Il ne se déroberait pas à cette confrontation avec la France profonde et refuserait un point de chute  parisien, même si certains le voudraient dans le XIIe arrondissement, une circonscription-clef. Pour le moment, son choix se porterait plutôt sur Evreux, la ville du président de l'Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré, qui devrait prendre la présidence du Conseil Constitutionnel. Mais Villepin compte bien aussi donner des cours à des étudiants. Il aime ça, parler, être écouté, prouver qu'il a renoué le contact avec ces jeunes qui l'ont rejeté lors des manifestations contre le CPE. Et il écrira et publiera. Il a plusieurs manuscrits en cours, sur Napoléon encore, sur son expérience à Matignon et puis des poèmes toujours... Mais cet homme-là, vous savez, c'est le roman de la France qu'il veut écrire. Pas question de rester en marge quand on ne rêve que de charger plume au clair !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Bayrou-seme-la-panique_a119.html</link>
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   <title>Royal tout cuir</title>
   <pubDate>Mon, 05 Feb 2007 14:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      Ce sera dur, ce sera cuir. Ça ne vous a sans doute pas échappé mais Ségolène Royal à Grenoble vendredi avait revêtu l'armure de combat, la veste de cuir, comme d'ailleurs dimanche la verte Dominique Voynet ou la centriste Marielle de Sarnez. Un signe. On passe à un stade supérieur de l'affrontement. Fini de prendre des coups passivement, ces dames vont les rendre au centuple. Ségolène Royal pour commencer qui se sent d'humeur batailleuse. « Elle a les crocs », comme on dit. Si Sarkozy, qui la joue grave, parle sur « les dents de sagesse », selon l'expression des orthodontistes, elle cause sur les incisives qu'elle a limées et&#8230; acérées. La candidate est bien décidée à mordre son adversaire, après une période où elle a été pour le moins déstabilisée. Ségolène Royal a en particulier mal vécu l'offensive sur ses biens personnels, son ISF, sa richesse. A la vérité, elle ne se vit pas riche puisque c'est son homme, fils de médecin, qui a du bien, et c'est lui aussi qui l'a mise mal à l'aise en parasitant le lancement de sa campagne participative avec ses déclarations sur les hausses d'impôt pour les classes moyennes supérieures. Qu'il n'y revienne pas ! De l'ordre a été remis dans le couple, dans le parti et d'abord dans sa tête puisqu'elle apparaît désormais à tous ceux qui passent de longs moments avec elle comme ferme, droite, résolue et certaine de l'emporter.        <br />
              <br />
       Elle ne cille ni ne sourcille à sa baisse régulière dans les sondages, et oppose à tous ceux qui doutent, s'inquiètent ou s'affolent plusieurs certitudes. D'abord elle est sûre d'avoir raison sur le calendrier, il ne fallait pas partir trop tôt, c'est la leçon de Mitterrand qu'elle a appliquée&#8230; attendre, ne pas se précipiter, « donner du temps au temps » et Sarkozy va payer pour l'avoir ignoré car il s'essoufflera, ses contradictions apparaîtront et ses prétendues audaces se révéleront pour ce qu'elles sont, « de la démagogie populiste ».        <br />
              <br />
       Ensuite, elle a effectivement abandonné des points, mais elle l'avait prédit, il y a deux mois. Son socle était à 24, 25 %, elle y est presque alors que son adversaire qu'on dit en pleine ascension, en formidable réussite, perd lui aussi des voix et devrait paradoxalement connaître une glissade qui pourrait parfaitement prendre des allures de dégringolade. A suivre son raisonnement&#8230; glissant et, comme le dit Hollande, elle aurait donc eu de la chance de baisser ! Et c'est Sarkozy qui vivrait désormais « la malchance », « la malédiction du premier », les médias devant un jour ou l'autre cesser d'être en adoration devant Saint Nicolas qui transformait en or tout ce qu'il touche. Peut-être les journalistes se rendront-ils compte que le plomb reste parfois du plomb.       <br />
              <br />
       Second point d'importance, Ségolène Royal croit toujours à sa révolution participative. Elle pense avoir inventé quelque chose, avoir contribué à revivifier la démocratie républicaine et ça devrait apparaître en fin de semaine dans les divers meetings et comptes-rendus publics, pour peu que le PS joue le jeu et s'implique de toutes ses forces dans cette mise en scène. Ça n'est pas gagné ! Parce que je ne vous surprendrais guère en disant que les esprits socialistes sont encore tout tourneboulés par son manque d'égard à leur encontre, son défaut d'explication. Et enfin ce trou d'air de 15 jours face à cet adversaire qui peut effectuer des razzias électorales sur leur terre en toute impunité. « Mais il faut le cogner », leur a dit et répété ce week-end Ségolène Royal qui s'énerve des états d'âme de cette armée qui tourne en rond l'arme aux pieds et le sarcasme suicidaire à la bouche.        <br />
              <br />
       Il est vrai que l'organisation de son quartier général demeure incompréhensible pour la plupart des dignitaires socialistes qui ignorent ce que deviennent leurs recommandations, leurs notes ou même à quoi ils servent. Est-elle chef de guerre ou chef de cabinet, comme autrefois ? A la vérité, ces dirigeants du PS font plus que s'inquiéter, ils s'angoissent parce que en face ils ont affaire à des pros, à « des mercenaires sans foi ni loi », disent-ils. Les sarkozystes sont affûtés prêts à vous bondir à la gorge et à vous la couper. Face à ces spadassins ils ne reçoivent pas d'instructions suffisamment claires, alors qu'ils se sont faits voler le feu électoral, c'est-à-dire la protection sociale.        <br />
              <br />
       Celui qui incarnera la protection sociale gagnera les élections. Mais « Sarko et la protection », c'est bidon. Ségolène Royal leur a enjoint de frapper comme des fous sur ce clou : Sarko inquiète, Sarko divise, Sarko c'est tout et son contraire, c'est le CAC 40 et ce sera donc à elle d'incarner ces jours-ci plus encore une protection présidentielle et de renforcer son socle de crédibilité entamé plus encore par ses silences que par ses maladresses. Elle ne sera donc plus l'icône lointaine mais plutôt la guerrière, chef d'une armée qui doit la suivre désormais sans rechigner puisqu'elle va se décider à lui imposer une ligne stratégique d'assaut et à gauche toute ! Autant dire que ce n'est pas gagné, surtout pas en une semaine. Même si elle fait le discours de sa vie demain ou après-demain. La Dame Blanche passe en noir. Elle est rentrée dans un affrontement long, dur et tout cuir. « La guerre c'est une politique sanglante, disait Mao. La politique en campagne électorale, c'est une guerre sans effusion de sang ». Mais c'est une guerre, pas une partie de campagne participative !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Royal-tout-cuir_a118.html</link>
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   <title>Ségo dans l'ascenseur </title>
   <pubDate>Fri, 02 Feb 2007 18:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alain Léauthier</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[100% brut, par Philippe Cohen et Alain Léauthier]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le blug de Philippe Cohen et Alain Léauthier     <div>
      Ça s'est passé cette semaine dans l'immeuble de Marianne. Sur un bord de la cage d'ascenseur, une main anonyme a chaudement vêtu Mme Royal pour le reste de ce faux hiver et de cette pré-campagne présidentielle qui hélas, par bouffées, sent déjà quelquefois le pâté avarié. S'inspirant de la forte créativité lexicale montrée par la patronne de Charentes-Poitou lors de son RTT exotique en Chine, l'insolent (e) a tracé : « Ségo, la connitude ». Le coupable ne s'est pas dénoncé d'autant que personne ne le lui demandait. Mais à la rédaction, un trouble s'est installé : « y aurait-il de la part de certains, y compris des confrères, acharnement sur la candidate ou pire, sur la femme ? »  D'acharnement, le Petit Robert donne la définition suivante : « ardeur furieuse et opiniâtre dans la lutte, la poursuite, l'effort ». Cela correspond-il à l'attitude des médias français à l'égard de l'ex-chouchoute des sondages ? Dame Royal le croit ou du moins l'affirme, comme jeudi soir (1er février) à Grenoble pour le dernier des ses « débats participatifs ».        <br />
              <br />
       Donc si l'on comprend bien, dans un joli mouvement collectif digne des envolées de nos trois-quarts et arrières de légende, la classe médiatique se serait ruée toutes dents dehors sur une victime surtout coupable, nous explique-t-on, de ne pas lui flatter le museau, comme le fait si bien le petit Nicolas. Plumitifs, porteurs de micro, chroniqueurs et rédacteurs en chefs de tous acabits  seraient-ils donc si dupes (ou complices flattés) de l'attention, millimétrée et roublarde, que leur témoigne le patron de l'UMP? L'affirmer d'un bloc peut sembler passablement injurieux pour les intéressés mais pas forcément illégitime, nos professionnels de la profession (celle d'informer) n'ayant pas vocation à échapper au regard critique dont eux-mêmes se prévalent.       <br />
              <br />
       Sauf que ce bel unanimisme pro-Sarkozy, pendant de l'acharnement anti-Royal, ne fait pas toujours évidence.  Pour preuve, l'ample écho donné aux révélations du Canard Enchaîné sur les enquêtes pour le moins perturbantes conduites par les RG (et autres ?) sur la candidate ou son entourage. Pour preuve encore les interrogations régulières, récurrentes, sur la confusion des genres, des fonctions et, semble-t-il (malgré les démentis), des fonds, entourant le pétaradant début de campagne du toujours ministre de l'Intérieur.       <br />
              <br />
       Rien de comparable, insistent pourtant certains, avec le traitement au kärcher infligée à la dame en blanc. C'est bien simple : avant même d'ouvrir la bouche, cette dernière aurait été l'objet d'un procès en incompétence, fondé sur les seuls préjugés-politiques, intellectuels et théoriques-de ses procureurs. Hypothèse loin d'être absurde, à cette nuance près qu'en l'ouvrant finalement, dame Royal, n'a rien fait pour réduire au silence ces accusateurs de mauvaise foi. Car, comme l'explique Marianne ce samedi 3 février, bourdes il y eut et mauvaise campagne il y a. Ne revenons pas sur ses déclarations à géométrie variable concernant l'utilité, ou l'injustice,  du mur séparant Israël des territoires occupés. Que dire du satisfecit donné à la justice chinoise, « plus rapide que la nôtre » ? Qu'en gravité, il vaut largement les oublis de ministre de l'Intérieur lors de ses propres déplacements dans l'Empire du Milieu où il s'est bien gardé d'embêter les autorités chinoises avec les questions qui fâchent. Que penser du « piège corse » tendu par un « comique » (il vous fait rire ?), qui estime que tout est bon du moment que cela accroît sa notoriété et donc son compte en banque, probablement déjà copieusement garni ? En réalité, pensons-nous,  rien d'accablant sur l'idée, émise avec un léger rire de gorge, qu'une majorité de Français ne seraient pas mécontents si la Corse devenait indépendante. Somme toute, on a le droit, y compris la candidate, de ne pas ignorer l'irritation de nombreux citoyens (et peut-être surtout des Corses eux-mêmes) sur le sujet&#8230; surtout si cela ne porte pas à conséquence.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas la liberté de parole de Ségolène Royal à propos de l'île qui fait problème. C'est sa parole même. L'ex-conseillère de François Mitterrand n'a visiblement pas encore pris la mesure de sa nouvelle stature : candidate à la fonction suprême. La méthode pour y parvenir peut, et d'ailleurs doit changer comme change l'époque. Mais l'enjeu reste le même et devrait inciter à la prudence absolue. Le patron du Parti socialiste peut éventuellement s'ouvrir de ses jugements plus ou moins sérieux et fantaisistes au chef d'un parti souverainiste québécois. Pas la possiblement future locataire de l'Elysée, à moins de partager avec lui une intimité très ancienne et sans risque, ce qui n'était manifestement pas le cas.       <br />
              <br />
       Prétendre du coup que Mme Royal n'aurait pas le sens de l'Etat relève  sans doute de « l'acharnement » sans nuance n'ayant comme seul véritable objectif que de la « tuer ». Ce qui est le rôle de ses rivaux mais pas d'une presse sans autre parti que celui de ses lecteurs. Ceux-ci ont en revanche droit à tous les éclairages et tant pis si la lumière déforme plus que prévu. Ségolène Royal n'est condamnée à rien d'autre que de se montrer à la hauteur des valeurs annoncées et que beaucoup partagent dans le « pays réel ». Et ce n'est pas un complot des médias, pour autant qu'il existe, qui peut vraiment l'en empêcher.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Sego-dans-l-ascenseur_a117.html</link>
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   <title>La lampe des candidats</title>
   <pubDate>Thu, 01 Feb 2007 18:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anny Goudet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chères petites choses, par Anny Goudet]]></dc:subject>
   <description>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.marianne2.fr/redaction/photo/553174-675536.jpg" alt="La lampe des candidats" title="La lampe des candidats" />
     </div>
     <div>
      "Ah la voilà !", s'écrit la femme en entraînant son compagnon dans les allées des Galeries Lafayette Maison. "Elle est belle. Je la voyais plus grande quand même", ajoute-t-elle d'un air légèrement dépité. De quoi parle-t-elle ?       <br />
              <br />
       Mais de LA lampe du moment : celle qui trônait en arrière plan lors des voeux de nouvelle année de la candidate Ségolène Royal. Le même modèle de lampe, offert &#8211; en toute innocence - par Cécilia à Nicolas Sarkozy, illumine aussi le nouveau bureau du candidat UMP à la présidentielle !       <br />
              <br />
       Chez Kartell, on dit que la "Bourgie", dessinée par l'italien Ferrucio Laviani, fabriquée en polycarbonate transparent, n'a pas été connue du grand public grâce aux politiques mais parce qu'elle figurait déjà l'an dernier sur la table du jury de Nouvelle Star, l'émission phare de M6. La nouvelle version de "Cause toujours tu m'intéresses" remportée par "chante toujours, tu m'intéresses".        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>http://www.marianne2.fr/redaction/photo/imagette-553174-675536.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/La-lampe-des-candidats_a116.html</link>
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   <title>José Bové : trois petits tours et puis&#8230;</title>
   <pubDate>Thu, 01 Feb 2007 12:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      Finies les cigarettes, place à la bouffarde. José Bové pointe sa pipe et sa moustache. Le leader paysan annonce aujourd'hui qu'il entre en campagne&#8230; pour la candidature à l'élection présidentielle. Il avait déjà fait un petit tour de piste et puis s'en était allé, frondeur et individualiste dans l'âme, dégoûté par les man&#339;uvres des apparatchiks communistes et trotskystes. Mais cette fois, promis, juré, c'est sérieux. Le plan média l'est en tout cas avec une annonce de candidature soignée : l'appui de quotidiens comme <span style="font-style:italic">Libération</span> qui ose en Une José Bové ou comme <span style="font-style:italic">Le Parisien</span> qui publiait mardi une enquête de l'institut CSA qui montrait que 71 % des Français ne souhaitaient pas qu'il se présente. Et savez-vous comment titrait le quotidien populaire : <span style="font-style:italic">« le sondage qui encourage Bové »</span>. Ça c'est de la com ! Et on le verra dans le bastion communiste de Saint-Denis d'où il lance ce matin sa candidature puis de la maison TF1 ce soir.        <br />
              <br />
       Le briseur de MacDo est un médiacteur hors pair et il table sur son impact pour s'imposer dans une compétition où il va avoir du mal théoriquement à se faire sa place. Bové se donne un mois pour cela et compte sur trois atouts. D'abord le désengagement de Hulot, la dispersion des forces antilibérales et leur déception à la suite de leur incapacité à s'entendre sur un homme ou une femme susceptible de porter la couleur de leur colère. Beaucoup de militants de la gauche de la gauche de la gauche&#8230; communistes rénovateurs, alter mondialistes polyglottes, écologistes en colère, anarcho-libertaire sont orphelins et ne comprennent pas qu'ils aient pu gaspiller leur victoire du référendum sur la Constitution européenne. Ralliez-vous à mon panache de fumée lance Bové qui espère aussi profiter des absences de Ségolène Royal, de son manque de gauche, de ses faux pas, de ses fameuses boubourdes. Enfin Astérix, le sauveur du Larzac, ainsi que n'hésite pas à l'appeler <span style="font-style:italic">Libération</span>, son nouveau directeur de la rédaction Laurent Joffrin, est un passionné de la voile comme lui. En fait, cet homme de la mer donc, ce rebelle, bénéficierait aussi de l'aura du martyr de la cause, celui qui a fait de la prison pour ses idées et qui pourrait même y retourner si la cour de cassation confirme le 7 février prochain sa condamnation à quatre mois ferme pour destruction de parcelles d'OGM.        <br />
              <br />
       Mais ce partisan de la désobéissance civile veut aujourd'hui passer d'une logique de résistance à une logique de  pouvoir, bref sortir de la marginalité où il s'est enfermé en entraînant cette France invisible très minoritaire mais réelle qui se reconnaîtrait en lui. Aujourd'hui cette France invisible, ce sont les 30 000 militants qui soutiennent sa démarche et une centaine de maires seulement qui ont signé en sa faveur. Bové est loin du compte et se heurte à plusieurs obstacles de taille. D'abord il vient bien tard.        <br />
              <br />
       A force de jouer le gaulois du Larzac, à force d'interpréter les divas, non seulement il a fatigué nombre de ses partisans, mais il a laissé les concurrents mettre la main sur la boutique protestataire. On pourrait même dire que tous les candidats à l'élection présidentielle aujourd'hui sont les candidats anti-systèmes. Villiers, Le Pen, Sarkozy, Bayrou, Royal et bien sûr ses camarades Besancenot, Buffet, Laguillier, Voynet, prétendent défendre les petits contre les puissants. Bové avait même avancé qu'il ne resterait pas en lice si Besancenot et Buffet se maintenaient. Or pas plus l'un que l'autre n'envisagent de se retirer et pas davantage Dominique Voynet. Tous vont s'entendre pour ne pas laisser s'immiscer cet intrus, ce candidat de rajout qui vient semer la division au nom de l'union.        <br />
              <br />
       Tous ses thèmes sont déjà préemptés : l'écologie par l'écologiste patentée, le social par la communiste diplômée, l'antilibéralisme par le trotskyste postier. Et les socialistes enfin, même s'ils sont partagés devant son arrivée, ne vont pas lui ouvrir les bras. Même s'ils préparent un grand rassemblement anti Sarkozyste pour le second tour, il leur faut d'abord assurer le succès du premier. Et en dépit de sa bonhomie apparente, les dirigeants du PS n'ont guère confiance dans ce gauchiste libertaire, cet éleveur de moutons qui va leur tondre la laine sur le dos. Les uns et les autres ont jusqu'au 11 mars pour le faire renoncer. En fait, ce sont les sondages qui seront déterminants. Pour l'instant, Bové était donné à 2 ou 3 % ne grappillant des points qu'à Besancenot et Buffet. Mais c'était avant la percée médiatique de ces jours qui devrait être suivi d'un autre sondage demain ou après-demain afin de faire monter la mayonnaise. Mais il lui faudra un sacré coup de main que peuvent lui fournir d'ailleurs certaines puissances très libérales mais aussi très intéressées à affaiblir Royal. C'est du moins ce qu'on affirme au PS. Des mauvaises langues, bien sûr !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Jose-Bove-trois-petits-tours-et-puis-_a115.html</link>
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   <guid isPermaLink="false">tag:www.marianne2.fr/redaction,2008:rss-551790</guid>
   <title>Le bal des «écolocrytes»</title>
   <pubDate>Wed, 31 Jan 2007 13:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      Et voilà le grand bal des politiques, le grand bal des hypocrites, des « écolocrytes », diront certains, puisque c'est aujourd'hui que la plupart des candidats à l'élection présidentielle vont en grande pompe médiatique signer le pacte écologique de Nicolas Hulot au Musée des Arts Premiers. Je ne leur conseille pas ensuite de s'y attabler car le restaurant « Les Ombres » est sans doute une des plus belles entourloupes culinaires de la capitale. Le cadre est prometteur, la vue est enchanteresse, le personnel est stylé, mais il y a du sable dans la salade et les poireaux, les viandes sont mal cuites et insipides alors que l'addition est particulièrement salée. Faut-il y voir un parallèle, une parabole avec le spectacle que nous allons déguster et qui se terminerait lui aussi en coup de massue. On peut le craindre même s'il est plutôt réjouissant de voir dix prétendants venir comme à Canossa confier le pourquoi et le comment de leur tout neuf, tout propre, tout mignon engagement écolo.        <br />
              <br />
       Leur démarche souriante, enthousiasmante même, est bien la preuve d'une prise de conscience des dangers écologiques. L'opinion les a précédés, les politiques suivent alors que plus personne ne conteste que le climat est détraqué, que l'air, la terre et l'eau sont empoisonnés et que l'écologie est une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux écologistes. Une action vigoureuse s'impose. Une révolution écologique même, qui entraîne des bouleversements économiques et sociaux nationaux comme internationaux. Ça, c'est ce que chacun des candidats va dire à sa façon pendant 15 minutes en ciselant ses mots puisque leur examen de passage sera télévisé notamment sur I-Télé.        <br />
              <br />
       Il y aura les plus grands des champions en compétition mais aussi des petits. Pas tous puisque manqueront par exemple Olivier Besancenot, Arlette Laguillier, Jean-Marie Le Pen ou Philippe de Villiers, mais, outre les écologistes estampillés comme Antoine Waechter, Corinne Lepage, Dominique Voynet, il y aura aussi Nicolas Dupont-Aignan, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui vont nous parler nature, ce qui nous fera un peu d'air frais. Ca nous changera en effet de la bataille de boules puantes qui se poursuit quotidiennement. Et après tout, on peut se réjouir qu'ils adhèrent aux propositions concrètes de Nicolas Hulot après y avoir travaillé sérieusement avec l'intéressé.        <br />
              <br />
       On peut se féliciter que les uns et les autres se soient engagés à ce qu'il y ait enfin un ministre de l'Ecologie avec de vrais pouvoirs. Ce futur vice-Premier ministre est sans doute une bonne, une excellente chose. De même encore, l'instauration d'une fiscalité qui encourage la défense de la nature et frappe les pollueurs constitue-t-elle une évolution positive. De même enfin, chacun se réjouira du développement des énergies de substitution ou de la protection des espèces en voie de disparition. Mieux vaut ces professions de foi qu'un désintérêt obtus ou une ignorance aussi crasse qu'encyclopédique. Maintenant, on pourra se montrer sceptique devant la sincérité de telles conversions à gauche et à droite où on est profondément marqué par la logique productiviste et la croyance aveugle en ses progrès, en une science qui libérerait l'homme en asservissant la nature et en terrassant les forces du mal.        <br />
              <br />
       Sans doute Sarkozy est-il sincèrement devenu écologiste lorsqu'il proclame, en paraphrasant Chirac, <span style="font-style:italic">« nous dansons sur un volcan ».</span> Il dispose de conseillers, des conseillères plutôt, des femmes de talent comme Roselyne Bachelot et Nathalie Kosciusco-Morizet. Sans doute aussi, Ségolène Royal a-t-elle été une ministre de l'écologie efficace et s'est-elle également entourée d'experts convaincus comme Bruno Rebelle, ex de Greenpeace. Sans doute également le fils de paysan François Bayrou entretient-il un rapport privilégié avec la terre, l'air et le feu et les chevaux qu'il élève. Mais les politiques ont d'autres impératifs qui les rendent souvent oublieux de leurs engagements et de leurs convictions. Leur foi est réelle, mais volage comme le constatait Nicolas Hulot avant de renoncer à se jeter en ULM sur l'Elysée. Le téléévangéliste espère exercer des moyens de pression médiatique. C'est vrai qu'il a encore ce pouvoir-là mais volatile lui aussi.        <br />
              <br />
       A moins que le rapport de forces ait changé et que les médias devenus écolos très majoritairement fassent pression sans relâche. Mais les politiques expérimentés doutent de la concrétisation des bonnes intentions. A la FNSEA, par exemple, on souriait après l'abandon de Hulot. Les syndicalistes paysans étaient nombreux à être sûrs que rien ne changerait parce que tout donnerait l'illusion du changement. Tout continuerait pour l'essentiel comme avant, notamment les aides à l'agriculture extensive et l'utilisation des pesticides car on n'oserait pas toucher aux si puissants lobbys paysans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Le-bal-des-ecolocrytes-_a114.html</link>
  </item>
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   <guid isPermaLink="false">tag:www.marianne2.fr/redaction,2008:rss-550876</guid>
   <title>Chirac et Villepin : la leçon à Sarkozy</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jan 2007 15:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      Le présidentiable officiel de l'UMP n'est pas le Président de la République ! L'actuel occupant du trône, Jacques Chirac, a tenu à rappeler fermement d'abord à Michèle Alliot-Marie à qui il a interdit d'accompagner Nicolas Sarkozy à Londres aujourd'hui où il est prévu qu'il rencontre Tony Blair. <span style="font-style:italic">« Ce n'est pas la place du ministre de la Défense »</span>, lui a rappelé le chef de l'Etat en aparté avant le dernier Conseil des ministres. Sa place est à côté du Président, du chef des armées, pas à côté d'un présidentiable en déplacement de campagne et qui piétine les plates-bandes de son domaine réservé. Qu'allait-il faire d'ailleurs à Londres ce présidentiable qui le tient si peu informé de ses déplacements ? « Je croyais vous faire plaisir en emmenant Michèle Alliot-Marie. Mais je fais ce que je veux », lui a répondu en substance Sarkozy mécontent qu'à son âge et à son niveau Chirac veuille encore lui tirer les oreilles comme quand il était petit et qu'il travaillait mal en classe, ce qui était assez fréquent.        <br />
              <br />
       Or, dans le séminaire gouvernemental d'hier, les sarkozystes et Sarkozy lui-même ont dû encore subir quelques leçons de comportement sans pouvoir s'en offusquer car l'union est à ce prix. L'ombrageux, l'indocile doit subir des remontrances comme s'il était un Hooligan. Dominique de Villepin a commencé par tancer le porte-parole du candidat de l'UMP et ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui avait souligné les inconvénients du CNE alors que le présidentiable Sarkozy avait annoncé qu'il s'en inspirerait. Une gaffe, une boubourde, une montebourde&#8230; que Xavier Bertrand corrigeait le soir même. Un Xavier Bertrand qui arbore la cravate quand il est ministre de la Santé et qui l'enlève quand il joue son rôle de porte-parole. Mais d'enlever le haut ainsi ne suffit pas pour le chef du gouvernement. Je vous rassure, il ne demande pas aux sarkozystes d'enlever le bas mais il réclame d'abord et avant tout des ministres qu'ils exercent leur fonction jusqu'au bout et qu'ils démissionnent s'ils ne le peuvent pas.        <br />
              <br />
       Villepin leur a en outre rappelé et à Sarkozy en particulier qu'il ne fallait pas mélanger les genres ni confondre les budgets. C'est la gauche qui va être contente. Sarkozy, lui, baissait la tête. Il est contraint de subir admonestations et remontrances jusqu'au bout. Et il lui en faudra de la patience car, aujourd'hui encore à Rambouillet, pour sa conférence de presse mensuelle, le Premier ministre, exclu de la course présidentielle, va rappeler que celle-ci ne peut pas être gagnée sans lui ni sans son excellent bilan ! L'&#339;uvre gouvernementale, surtout en matière sociale mais également économique est le socle de la victoire future&#8230; Plus question, plus du tout, du tout question, de rupture. C'est en s'appuyant sur l'action villepinienne que Sarkozy a une chance de l'emporter. A condition aussi qu'il continue d'infléchir, de villepiniser son discours devenu, il est vrai, beaucoup plus laïc et républicain, beaucoup plus gaulliste qu'avant.        <br />
              <br />
       Bref, ce qu'il y a de bon aujourd'hui dans Sarkozy, c'est Villepin. Un Villepin qui se tient pour le plus expérimenté des stratèges en matière de bataille présidentielle. Toute modestie mise à part&#8230; il estime avoir déjà remporté deux présidentielles, Chirac n'étant qu'accidentel dans ses aventures. Et un, et deux, et trois, zéro&#8230; Villepin gagnera celle-ci si Sarkozy l'écoute, si Villepin <span style="font-style:italic">« gère son cerveau »</span>, selon le mot qui lui était attribué à propos de Chirac. Mais le grand Jacques a toujours eu la faculté inouïe de faire croire aux autres qu'il n'était qu'un benêt, qu'il n'était qu'un pauvre paysan avec du foin dans les sabots et du persil dans les oreilles. Sarkozy, lui, déteste passer pour un sot et ne supporte plus les mentors, encore moins les énarques de palais ministériels, les poètes hugoliens qui hurlent à la lune, les traîneurs de sabre de salon, ceux qui n'ont jamais osé affronter le terrain. Mais le présidentiable a besoin de tout le monde, y compris de Villepin, alors il suit en silence, il cajole même en privé. Sarkozy « bouchonne le pur-sang Villepin, comme il dit, afin d'éviter les ruades, de l'endormir ». La seule difficulté, c'est que l'animal est insomniaque. Il dort debout quelques heures par nuit et la poésie, hélas pour Sarkozy, ne suffit pas à remplir ses veilles ni à calmer son énergie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/Chirac-et-Villepin-la-lecon-a-Sarkozy_a113.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.marianne2.fr/redaction,2008:rss-549739</guid>
   <title>L'Europe escamotée</title>
   <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 13:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Domenach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La chronique de Nicolas Domenach sur I-Télé]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.     <div>
      Il s'est passé un événement inouï vendredi dernier et dont les grands médias français n'ont pas ou peu rendu compte alors que la plupart des journaux européens en faisaient leurs grands titres. Cet événement incroyable que trois jours plus tard <span style="font-style:italic">L'Humanité</span> hisse à sa Une, c'est la réunion à Madrid des 18 pays amis de la Constitution qui ont décidé de se retrouver sans la France et la Hollande qui avaient voté non et en présence de la présidence allemande. Ce qui en soi est une grande première dans l'Histoire de la Communauté où jamais la France, pays fondateur n'a été exclue d'une assemblée de cette importance. On n'imagine pas un instant que Giscard, Mitterrand, Pompidou, de Gaulle aient pu laisser l'Histoire européenne se faire sans eux. Ils auraient soufflé leur colère, tempêté, tornadé, balayé comme fétus de paille ces insolents qui se permettaient de prétendre décider de l'avenir de l'Europe sans nous et de nous imposer leurs exigences pour demain.        <br />
              <br />
       S'il fallait une preuve de notre perte d'influence et de la triste fin de règne de Chirac, la voici. Car le camp du oui après s'être consulté en Espagne a décidé de ne pas en rabattre, d'imposer un traité plus large. Les « ouistes » exigent un traité non pas à minima mais à maxima et tout cela soutenu par la présidence allemande qui veut pour juin prochain arriver à des conclusions dont s'emparera ensuite une conférence intergouvernementale avant les élections européennes de 2009. Autrement dit, le dossier européen sera un des premiers que devra affronter le prochain Président ou la prochaine Présidente de la république. Or ni l'une ni l'autre n'ont rien dit ou quasiment. Sarkozy et Royal qui battent la campagne pour le moment au ras du gazon, ainsi que la plupart des autres candidats ont dégagé l'Europe en touche. Seuls Nicolas Dupont Aignan, Marie-George Buffet et François Bayrou veulent mettre l'Europe, qu'ils soient pour ou contre, au centre de leur démarche. L'Europe divise, l'Europe déchire les deux grands partis et leurs champions s'échinent donc à ne pas trop en parler pour ne pas raviver les vieilles plaies. Nicolas Sarkozy a pris une position minimaliste en se prononçant pour une petite Europe avec une constitution à minima mais dont ne veulent plus les amis du oui. Alors, inutile de vous dire que le présidentiable de l'UMP est très embêté et qu'il doit avec ses conseillers comme Pierre Lellouche rencontrer très prochainement Tony Blair puis Angela Merkel afin de dégager une position commune qu'il puisse développer ensuite dans son futur discours de politique étrangère.       <br />
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       Après le camouflet, la gifle de Madrid, disent ses proches, on ne peut plus ne rien dire, même si l'on sait qu'au risque de perdre des électeurs en sortant à découvert sur cette question. Il ne faudrait donc pas totalement désespérer. On ne cachera pas l'Europe sous le tapis comme de la poussière. A gauche, un homme comme Pierre Moscovici, ancien ministre des Affaires étrangères croit aussi que Ségolène Royal devra aller plus loin sur cette question car la France a toujours été une force de proposition et que les socialistes, compte tenu de l'importance de la crise de l'Europe élargie à 27, ne s'en sortiraient pas par des invocations magiques du style : <span style="font-style:italic">« Il faut dépasser le oui et le non »</span>. Dépasser ce clivage, mais comment ? Mais par quelles propositions ? Par quels projets ?        <br />
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       Jean-Louis Bianco, son directeur de campagne, a annoncé que ça allait décoiffer, qu'on verrait ce qu'on verrait le 11 février. On ne demande qu'à voir mais en étant inquiet car les conseillers de Ségolène Royal en matière d'Europe sont aussi divers que Pierre Moscovici donc, mais aussi Elisabeth Guigou ou le souverainiste Jean-Pierre Chevènement. Enfin Ségolène Royal consulte Jacques Delors dont elle fut proche, donc il ne faut pas totalement désespérer.        <br />
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       En attendant, c'est un autre grand boulevard, une avenue de l'Europe même, qui est grande ouverte devant François Bayrou qui a toujours placé la Communauté au c&#339;ur de son projet. Encore faudrait-il que le présidentiable du centre nous dise clairement quelle Europe il veut incarner. Car une certaine Europe est morte le 29 mai 2005. Alors vive l'Europe d'accord, mais laquelle ? <span style="font-style:italic">« That is the question »</span> qu'on n'évitera pas pendant la campagne !
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   <link>http://www.marianne2.fr/redaction/L-Europe-escamotee_a112.html</link>
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