C'était sur TF1. A 20 heures, Ségolène Royal lançait sa campagne « participative ». Questionner les Français sur leurs problèmes, bonne idée après tout. Ça nous laisse respirer avant le grand affrontement annoncé avec Sarkozy. On se dépêche d'aller sur
www.desirsdavenir.org, pour y voir plus clair. Voici les quatre thèmes mis en discussion par SR. :
1) « l'éducation, la formation professionnelle et l'emploi »
2) « les violences, les insécurités et la précarité »
3) « le pouvoir d'achat » (rebaptisé depuis en « la vie chère »)
4) « l'environnement et le codéveloppement »
Tiens se dit-on. On discute d'un côté » les violences , c'est normal. Mélangé avec les insécurités (physique, sociales..) et la précarité.
Et puis de l'autre le pouvoir d'achat..
Etrange séparation, puisque c'est bien l'insécurité sociale (chômage, précarité), et l'emploi à temps partiel qui sont le principal facteur de baisse du pouvoir d'achat des ménages, en particulier les plus pauvres d'entre eux. C'est un socialiste, Jacques Delors, qui nous le rappelle (Marianne l'avait dit bien avant) dans son
rapport du CERC remis vendredi à Matignon. De même l'Insee a publié son
étude sur les revenus et le patrimoine des ménages 2006. D‘où il ressort que la France compte plus de 6,86 millions de pauvres, c'est-à-dire vivant avec moins de 788 euros par mois. Et la majorité d'entre eux sont des actifs. Il y a donc bien une relation étroite entre le travail, la précarité et le pouvoir d'achat. On espère que la candidate pourra faire la synthèse d'un débat écartelé en trois lieux (numériques). Sinon on risque d'y perdre la paroles des
« meilleurs experts de leur vie… »