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Ségolène Royal n'exclut pas de prendre la tête du PS

Après quelques jours de vacances, l’ex candidate du Parti socialiste est de retour. Meetings, interventions télévisées : planning chargé pour celle qui entend mener la bataille des législatives comme elle a mené celle de la présidentielle. En position de leader.




« Toute cette énergie qui m’a été apportée, j’ai envie de la rendre à tous ceux qui se sont mobilisés. » Son absence n’a pas été longue et le style n’a pas changé. Pour la première fois depuis la défaite du 6 mai, Ségolène Royal est apparue, lundi 18 mai, au journal télévisé. Après un court intermède pour quelques jours de vacances en famille, l’ex candidate reprend du service, avec la pugnacité qu’on lui connaît. Déjà, ce week-end, à La Rochelle, elle a interpellé « les électeurs floués » de Nicolas Sarkozy. En cause : les promesses « intenables » de son adversaire, sur le service minimum, la défiscalisation des intérêts d’emprunt sur l’achat d’un logement et le refus de l’entrée de la Turquie dans l’Europe.

Rebelote au journal de France 2. Ségolène Royal intime au chef de l’Etat d’agir vite : « il y a des décisions qui devraient être prises très rapidement » sur l’hôpital, sur les OGM ou sur le soutien scolaire, selon l’ex-candidate. Et de préciser que ces mesures devraient être prises « avant les législatives ». Une façon d’obliger Nicolas Sarkozy à abattre ses cartes, et s’il ne le fait pas, de pouvoir lui reprocher son inaction.

Ségolène Royal est donc à nouveau en campagne. Pourtant, elle-même a renoncé à se représenter dans les Deux-Sèvres, en vertu de la règle du non-cumul des mandats qui figurait dans son Pacte présidentiel. Mais son appel aux « 17 millions d’électeurs » qui ont voté pour elle et son discours rassembleur tourné vers « les députés de gauche sortant, les socialistes, les radicaux, les communistes et les Verts », laisse penser qu’elle vise plus loin que la prochaine élection. En réapparaissant publiquement deux semaines après son échec, elle entend confirmer sa position de leader du Parti. Pour les élections législatives « il faudra s’inscrire dans la continuité de l’élection présidentielle », martèle la présidente de Poitou-Charentes, qui n’hésite pas à vanter les « nouveaux concepts » qu’elle a fait émerger, de la « démocratie participative » à la « politique par la preuve ». Pour le candidat PS à la présidentielle de 2012, « c’est vrai qu’il vaut mieux un parti uni, où les gens se serrent les coudes plutôt que des petites phrases », explique-t-elle ensuite. Un parti solide, dirigé par ce même candidat par exemple. Interrogée sur la question de savoir si elle briguera, au prochain Congrès, la place de premier secrétaire, elle confie qu’elle « ne (s)’interdit rien » et qu’elle « n’exclue rien ».
Lundi 28 Mai 2007 - 21:26
Anna Borrel
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