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Ségolène Royal détaille son programme culturel dans Les InrockuptiblesDans une longue interview au magazine culturel Les Inrockuptibles, la candidate socialiste évoque son parcours personnel et développe sa vision en matière de politique culturelle.
« L’affranchie », c’est le titre de la longue interview (7 pages) que Ségolène Royal a accordée cette semaine aux Inrockuptibles. Elle revient longuement sur son parcours : son enfance, sa vie à l’internat, le rôle émancipateur de l’école malgré son « père qui ne voulait pas (qu’elle) fasse d’études supérieures », sa découverte de Science-po, quasiment par hasard… Et, au final, la façon dont elle a pu s’affranchir, par les études, le travail et les rencontres, de ce à quoi la prédestinait son milieu social. Pour la première fois, la candidate s’attarde même sur son rapport à la religion : « Pour moi, la religion a structuré à la fois la pensée et la transgression. (…) Je ne suis pas pratiquante, déclare-t-elle, je défends très farouchement la laïcité, et en même temps je comprends les identités religieuses et le respect qu’on leur doit. » Rebelle, Ségolène Royal ? Presque. Celle dont le rigorisme sur les « valeurs » effraie certains électeurs voit la révolution de mai 1968 « de façon positive » : « sans doute cette transition était-elle nécessaire pour chambouler, pour rebattre les cartes de la société. Ce sont des mouvements qui sont extrêmement fondateurs. »
Interview-programme Dès lors que l’interview en vient à évoquer les problématiques, politiques, de ses ambitions et de son programme pour la culture, les arts, l’information et l’éducation, la candidate reprend, quasiment mot pour mot, les éléments de son discours au gymnase Japy. Elle met en garde contre les « dérives inquiétantes » qui minent la création : « les sous-financements, les risques de concentration, les menaces de paupérisation des artistes, l’assèchement des représentations collectives et des identités », elle fustige aussi la « désinvolture » avec laquelle les pouvoirs publics ont, selon elle, accusé réception de la révolution numérique. Enfin, elle développe ses solutions : tranformer le Conseil économique et social en « Conseil économique, social et culturel », remplacer le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) par une « Haute autorité du pluralisme » sous l’autorité du Parlement, soutenir financièrement les associations et la création artistique. Enfin, en ce qui concerne les médias, « empêcher quelques grands groupes, notamment le BTP, les télécoms et l’industrie militaire de s’emparer progressivement de tous les médias ». Mardi 13 Mars 2007 - 14:42
Anna Borrel
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Tags :
culture, éducation, élection, informations, inrockuptibles, médias, pr, royal, ségolène royal
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