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Schivardi a ses 500 signatures. Mais comment a-t-il fait ?Gérard Schivardi est le cinquième candidat à déposer ses 500 signatures. C'est pourtant le moins connu. Histoire d'une pré-campagne très communale...
C'est un exploit. Le candidat Gérard Schivardi a coiffé Besancenot, Bové, Voynet, Laguiller au poteau, à six jours de la date couperet. « Je vous avais indiqué que les parrainages seraient déposés en nombre suffisant en temps et en heure. Ce moment est venu. Nous avons déposé jeudi soir au Conseil constitutionnel les 500 parrainages exigés par la loi » a annoncé dans sa commune, le maire de Mailhac. Comme pour narguer ses concurrents, ce maçon de profession revendiquait 539 parrainages samedi après-midi. Et prévoit de dépasser la barre des 550 la semaine prochaine ! Mais comment a-t-il fait ?
Avant de s'expliquer, Schivardi, dont la candidature est soutenue par le Parti des travailleurs, crie victoire contre les « tentatives de manipulation des maires » et le « boycott des médias »: « Oui, il a fallu discuter avec 15 000 maires, pousser la discussion avec près de 30 000 d'entre eux une fois, deux fois, trois fois, cinq fois parfois, avant qu'ils choisissent de parrainer ma candidature », explique ce maçon de profession. La discrète pré-campagne des communes Mais au délà du classique démarchage de terrain, les maires ont été travaillés au corps par une campagne menée depuis 2002, axée sur la défense des communes. Résultat : le 18 novembre dernier, l'appel à porter la candidature collective de Gérard Schivardi était déjà signé par 478 élus. Avec un argumentaire taillé sur-mesure pour capter la colère des maires ruraux, contre les règlements européens, la fermeture des services publics et « l'intercommunalité forcée ». Daniel Gluckstein et Gérard Schivardi, qui ne se quittent plus depuis leur première rencontre en 2002, avaient d'abord rôdé leurs arguments en lançant des Comités de défense des communes et services publics. Le 16 octobre 2005, une première Convention nationale, invitait des maires de toutes sensibilités à défendre une « Assemblée constituante souveraine » et la « liberté des communes ». Avec un argument choc distillé tout au long de cette pré-campagne : Bruxelles veut supprimer les communes alors même que les électeurs y sont profondément attachés depuis la Révolution française. Tous les chemins mènent à Bruxelles Une stratégie payante qui permet aujourd'hui au candidat soutenu par le Parti des travailleurs, dont le trotskiste Pierre Boussel, plus connu sous le blaze de Lambert, est la figure historique, d'obtenir les parrainages de plusieurs élus divers droite ! Un bel exploit pour le parti lambertiste qui ne dispose que d'une dizaine d'élus municipaux. Au Parti des travailleurs, on se défend de toute malice. On insiste sur la continuité du discours tenu pendant cette campagne des communes et la suite de la campagne officielle. En témoigne l'affiche du « candidat des maires soutenu par le Parti des travailleurs », qui met en avant « la rupture avec l'Union européenne et la renconquête de la démocratie sociale et politique ». Deux arguments martelés depuis 2005. Après une série de meeting prévus dans toute la France, Gérard Schivardi se rendra « à Bruxelles, le 31 mars, avec des médecins, des professeurs de médecine, des syndicalistes hospitaliers de 14 pays d'Europe » afin d'y porter un « mémorandum établissant dans chaque pays les conséquences désastreuses de la réduction des dépenses hospitalières sur l'état de santé de la population. » Camarades maires, la campagne internationaliste peut commencer... Dimanche 11 Mars 2007 - 13:11
Octave Bonnaud
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