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PARTIS

PS : le spleen de Pierre Moscovici

Pierre Moscovici, qui avait cru être en bonne position pour décrocher le poste de futur premier secrétaire du PS, semble traverser une période délicate. Les tractations n'avancent guère au sein de la mouvance des reconstructeurs.



Pierre Moscovici à l'université d'été du parti socialiste de La Rochelle © Pierre Morel pour Marianne
Pierre Moscovici à l'université d'été du parti socialiste de La Rochelle © Pierre Morel pour Marianne
Pierre Moscovici serait sur le point de «craquer»... C’est, en tout cas, l’analyse que font les amis de Laurent Fabius après les déclarations du député du Doubs, hier, sur Canal Plus. Si le député du Doubs, soutenu par les barons régionaux de la Ligne Claire, a redit sa volonté de briguer le poste de premier secrétaire, il a ajouté, alors qu’on lui demandait s’il resterait candidat «quoi qu’il arrive», qu’il était hostile «aux candidatures à la direction du PS "quoi qu’il arrive"»… Des mots qui sonnent doux aux oreilles des reconstructeurs, qui croient deviner que Mosco vient de faire un pas vers la reddition.

«Ma colère est retombée» confirme l’intéressé, la voix fatiguée. Pourtant, son tête à tête avec Martine Aubry, prévu pour mardi dernier, n’a toujours pas eu lieu. «Tout le monde a trouvé que vu les déclarations de Pierre ces derniers jours, il valait mieux laisser un peu retomber la température», explique Claude Bartolone, l’un des artisans de l’arrivée de Fabius au sein du groupe des reconstructeurs.

La question du périmètre du rassemblement n’est toujours pas tranchée. La maire de Lille le veut le plus large possible. Elle a passé une heure hier soir avec Benoît Hamon, chef de file du NPS. Pour sa part, Moscovici conditionne l’alliance à une ligne politique commune. Sur ce point, l’ancien secrétaire d’Etat de Lionel Jospin n’est toujours pas prêt à lâcher : «Martine et moi, c’était la meilleure voie. Il faut y revenir», insiste-t-il. Il a quand même vu Bertrand Delanoë lundi, histoire de prouver que «le jeu reste ouvert». Car selon lui, 90% des militants de la contribution «Besoin de gauche», dont il est le premier signataire, sont hostiles aux reconstructeurs et à l’alliance avec Fabius.

Vendredi 05 Septembre 2008 - 15:02
Stéphanie Marteau
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