La lettre d'information
 






Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable    Augmenter la taille du texte Augmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texte Diminuer la taille du texte

PS (1) : la faute de Hollande

Par Maurice Szafran, directeur de Marianne
Du référendum interne sur la constitution européenne, François Hollande ne s’est jamais remis.



Dans quelques mois, quelle que soit l’issue des élections présidentielles puis législatives, François Hollande, du moins l’a-t-il certifié, quitte la direction du PS. Apparemment, le bilan du premier secrétaire est brillant, et même davantage : après le naufrage Jospin, le grand parti de la gauche était à l’agonie, en voie d’implosion et de destruction. La faillite Chirac aidant, Hollande a multiplié les triomphes électoraux, donc politiques : victoires aux régionales, aux cantonales, aux européennes. Dans une démocratie cohérente – ce n’est pas forcément notre cas-, le chemin de l’Elysée aurait dû être ouvert. Face à un aussi brillant bilan, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius n’auraient jamais dû se retrouver en position de candidat. La preuve par trois qu’à un moment précis, François Hollande a failli, que cette erreur l’a éliminé du jeu présidentiel.

Bien sûr, certains socialistes mettent en cause la méthode Hollande elle-même, doucereuse, cauteleuse, évitant par définition le conflit, serait-il idéologico-politique. En lui, ils voient la définition même du social-démocrate remarquablement intelligent, supérieurement tacticien, mais définitivement mou. Mais ils se trompent. A bien des égards, François Hollande est lui aussi un tueur de la politique, avec pour seul objectif l’Elysée, ne réfléchissant qu’avec cette obsession en tête. Or il a échoué. Parce que le reconstructeur du PS a brisé net son parti en une occasion. Et qu’il en est « présidentiellement » mort.

Du référendum interne sur la constitution européenne, François Hollande ne s’est jamais remis. Par cette seule manœuvre, « au nom de la démocratie » bien sûr, Hollande a pris le risque insensé de fracturer le parti. DSK, Fabius et Royal se sont intelligemment engouffrés dans cette brèche-là. Et Hollande, lui, n’a jamais été en mesure de la refermer. Candidat « naturel », il l’était avant cette bourde ; après, il ne pouvait prétendre à rien. D’autant plus qu’il n’avait jamais songé à l’apparition brutale, avec une puissance inouïe, du phénomène … Royal.

--------
Demain : PS (2) : l’idéologie Royal.

Mardi 14 Novembre 2006 - 12:37
Maurice Szafran
Lu 3118 fois



|1| >>

TOUTES NOS VIDEOS | AUDIOS JEAN-FRANCOIS KAHN | EDITOS | L'AGORA DE MARIANNE2007.INFO | ACTUALITES | BREVES DE CAMPAGNE | LE BUZZ DE LA CAMPAGNE SUR LE NET | CANDIDATS 2007 | TRIBUNES | PROGRAMMES | DOSSIERS | REVUE DE BLOGS | A PROPOS | ABONNEMENT | SYNDICATION | COMMUNIQUES DE PRESSE MARIANNE2007.INFO












Sur le blog de Marianne2.fr