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Les candidats d’accord contre Robien

A un mois de l’élection présidentielle, tous les candidats se rangent du côté des enseignants contre le « décret Robien ». Même si le ministre de l’Education est dans le même gouvernement que Nicolas Sarkozy...



Ce mardi 20 mars, c’était journée de grève nationale pour les enseignants. Entre 13% et 21% des professeurs en collèges-lycées ont suivi le mouvement selon le ministère de l’Education ; 40% selon le syndicat Snes-FSU. A Paris, ils ont défilé toute la journée contre le « décret Robien », qui impose à certains un allongement de la durée du travail, instaure la bivalence (l’enseignement de deux matières) et permet des nominations sur deux ou trois établissements.

L'opposition s'oppose
A l’unisson, les principaux candidats à l’élection présidentielle s’en sont pris à la dernière mesure du ministre de l’Education. Comme le rappelait Jack Lang lors du point presse quotidien du Parti socialiste, Ségolène Royal est « solidaire de ce mouvement, des profs qui se battent pour leur dignité ». Elle propose, si elle est élue, « l’abrogation des mesures de Monsieur de Robien sur les horaires, la bivalence et la suppression des postes ». Elle souhaite également une « loi-programme » pour créer des emplois dans l’éducation. « 5000 postes seront aussitôt rétablis », a promis Jack Lang.

Sarkozy réagit
Mais Ségolène Royal n’est pas la seule à s’opposer, aux côtés des enseignants, au « décret Robien ». Le conseiller spécial de la candidate n’a d’ailleurs pas manqué d’ironiser sur la position de Nicolas Sarkozy. Selon Xavier Darcos, le candidat de l’UMP « pose comme préalable » à toute négociation avec les enseignants « un moratoire ou une suspension du décret de Robien » jugeant qu’il « cristallise toutes les oppositions ». Pour Jack Lang, qu’un « membre du gouvernement » comme Nicolas Sarkozy « se désolidarise à ce point » de son collègue est « étonnant » et même « surréaliste ».

Bayrou désavoue
Enfin, dernière prise de position, celle de François Bayrou. « Je ne conserverai pas le décret Robien sur le temps de travail des enseignants, a déclaré le candidat centriste. C’est un décret pris sans discussion avec les personnels. » Problème : même si, entre les deux hommes, les relations ne sont pas au beau fixe, et si Gilles de Robien a été demi de ses fonctions exécutives au sein du Parti en 2005 pour redevenir « simple militant », le ministre est tout de même encarté UDF. Gilles de Robien, lui reste optimiste, à sa façon. Il fait remarquer « la baisse du nombre de grévistes » : « c’est la troisième grève et, à chaque fois, il y a moins de grévistes. » Une petite phrase que les manifestants apprécieront...

Mardi 20 Mars 2007 - 19:54
Anna Borrel
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