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Le refus du pluralisme politique, une faille dans la démocratiePar André Bellon, président de l’«Association pour une Constituante». L'hostilité du gouvernement face à la proposition de pluralisme de la représentation politique dans la Constitution relance la question du réel pouvoir accordé au peuple.
©Flickr - tebbo
Au cours du débat parlementaire sur la révision de la Constitution, voilà qu’est apparue soudain une idée a priori bien normale en démocratie : affirmer le pluralisme de la représentation politique comme un principe constitutionnel.
Émise au Sénat, cette proposition a suscité aussitôt l’hostilité d’un gouvernement accroché au bipartisme aseptisé comme l’arapède à son rocher. Grâce à une manœuvre habile, il a empêché le vote sur cet amendement dans lequel il voyait se profiler des remises en cause du financement de la vie politique, du rôle des médias ou du mode de scrutin. Ainsi, une proposition banalement démocratique révèle-t-elle une fois de plus la nature fort peu représentative du système. La diversité ? Seulement quand ça les arrange... Certains esprits naïfs s’étonneront que ceux-là mêmes qui craignent tant la diversité politique aiment tant la «diversité culturelle» qui les pousse à privilégier les langues régionales au détriment de la langue française. Rien de plus logique ! Comment aider mieux des tendances dictatoriales qu’en émiettant le peuple soit disant souverain ? En fait, une fois de plus, la preuve est apportée que le peuple doit retrouver le droit de définir directement ses propres institutions politiques. Samedi 28 Juin 2008 - 09:00
André Bellon
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