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Election présidentielle, assez de la politique des faux-semblants

Par Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidence de la République, député de l’Essonne, président de Debout la République



Jamais une élection présidentielle sous la Vème République n’aura attisé autant de besoin de changement et de renouvellement des responsables en charge des affaires de la France. On n’a pas de mal à comprendre pourquoi, après le bilan calamiteux de 25 ans de politique de gribouille, droite et gauche confondues, qui laisse en héritage le chômage de masse, la précarité, le démantèlement rampant de nos services publics et la montée apparemment irrésistible de l’impuissance publique sous les coups de l’intégration fédérale européenne et de la mondialisation sauvage.

On comprendra aussi sans peine pourquoi les candidats dits favoris, tous issus des partis au pouvoir durant la même période, font assaut de petites phrases, de promesses de « faire de la politique autrement », d’images relookées. Pour faire oublier qu’ils sont tous à des degrés divers comptables du sinistre bilan et apparaître comme des candidats qui du changement, qui de la nouveauté, qui de la rupture, ils ont en effet du pain sur la planche. Pourtant, le vernis commence à se fissurer car les Français n’ont pas la mémoire courte et la réalité, elle, a la vie dure.

Les Français vont-ils vraiment accepter plus longtemps cette comédie politique qui vise, en réalité, à leur voler l’élection présidentielle, leur élection présidentielle ? L’été politique people où Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’ont cessé de se mettre en scène, suivi d’une rentrée où l’un et l’autre sont allés chercher un adoubement à Bruxelles (et même à la Maison Blanche), montrent bien où est le piège : derrière les apparences chic et choc, les deux vedettes de la vie politique française sont les candidats d’un même système, le système qui refuse d’admettre le résultat du 29 mai 2005 et qui veut imposer aux Français une Constitution européenne qui empêche tout changement réel dans notre pays. L’irruption de Michèle Alliot-Marie dans la course pour 2007 serait-elle de nature à changer la donne ? On peut en douter car, hélas, elle a été l’un des ténors du oui et n’a aucun moment depuis le 29 mai appelé au respect de la volonté souveraine du peuple français…

Assez des faux-semblants et des paillettes, qui sont indignes de la République et qui risquent, bien plus qu’une vraie pluralité des candidatures à droite, de placer en orbite le FN au soir du premier tour. Il doit exister un authentique candidat gaulliste et républicain, porteur d’une autre politique synonyme d’un réel changement. Parce que tous les candidats du système ont abandonné l’idée de la France qui rassemble pourtant bien des Français au-delà de la droite et de la gauche, j’entends être celui-là.

Mon projet pour la France se décline en trois axes, qui font écho à la devise de la République tant galvaudée en actes par les gouvernants successifs : je veux restaurer la liberté du peuple français à décider de son propre avenir sur les grandes questions (sur l’Europe, l’immigration,…), ce qui passe par une réorientation d’envergure de la construction européenne, conformément au vote du 29 mai 2005, et la généralisation du référendum. Je veux aussi rétablir une vraie égalité des chances et des territoires, par la reconstruction d’une école du savoir, d’une citoyenneté qui atténue les différences au lieu de les exacerber et par la relance de l’aménagement du territoire assise sur une grande politique de renaissance de nos services publics. Enfin, je veux faire vivre la fraternité, par un changement radical de politique économique, la généralisation de la participation, l’instauration d’une TVA sociale et d’une « sécurité professionnelle », la relance massive de la politique familiale et de logement, le lancement d’un plan prioritaire pour un développement durable à la française. « Liberté – Egalité – Fraternité », notre devise n’est pas une collection de mots creux, le peuple français n’est pas condamné à subir.

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Voir la notice de Nicolas Dupont-Aignan






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