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La France est-elle gouvernée par une équipe de méduses ?L'article de Philippe Cohen critiquant sévèrement la réponse gouvernementale à la récession économique a suscité de nombreuses réactions. La majorité d'entre elles en rajoute dans la condamnation d'une politique accusée de ne pas prendre la mesure des problèmes.
« Baverez pérore, Fillon s’exécute » est l’article de la semaine qui a été le plus lu. Il a suscité une centaine de réactions. La plupart de Mariannautes s’en prennent, avec plus ou moins de virulence, à la politique économique du gouvernement accusé d’être incapable de réagir à la récession qui pointe le bout de son nez. Gwadaboul s’indigne : «La France est gouvernée par une équipe de méduses. Des gens qui n'ont ni des yeux ni un cerveau. Des yeux pour voir les choses qui ne marchent pas de celles qui marchent, et un cerveau pour analyser et tirer toutes les conséquences ». « Les élites ronronnent et le peuple gronde», avertit Rouge brique. «Certains pensent que le peuple gronde, moi je le trouve anesthésié», corrige Ego.
Certains commentateurs s’en prennent directement au Premier ministre qui avait cherché à reprendre l’initiative par une curieuse réunion ministérielle ne débouchant sur rien. «M. le Premier ministre, vous êtes aussi convaincant qu'un vendeur de voitures d'occasion qui essaie de nous vendre une 4l des années 1970 pour le dernier modèle de Safrane», accuse Larate. D’autre exercent leur verve au dépends de l’économiste libéral Nicolas Baverez brocardé dans l’article de Philippe Cohen. «Moi je remercie Monsieur Baverez, écrit ironiquement Gérard Menvuça. Grâce à lui je sais maintenant faire la différence entre quelqu'un "d'instruit" et "d'intelligent". La méthode est simple, c'est celle des médecins de Molière. On saigne (les classes laborieuses), et si la maladie progresse malgré tout toujours, on saigne davantage. Et si la mort surgit finalement, le traitement ne sera pas mis en cause, mais on dira qu'il n'a pas été appliqué assez tôt. Heureusement, M. Baverez n'est pas médecin. Juste Docte. Instruit, quoi». Louis XVI, lui, aimait les Français...
Pour sa part, Rowali tente une audacieuse comparaison historique : « Il faudrait lire ce bel ouvrage de Manceron "les Hommes de la Liberté". Il y a tellement de points communs entre ces temps-là et aujourd'hui. Entre autres : Les caisses étaient vides à cause des abus des courtisans. Necker avait eu beau imposer un minimum de rigueur : il a été vidé. Seuls, les ministres obéissants (Fillon) avaient quelques chances de survivre. Mais si on regarde de plus près, il y a des différences (…): Louis XVI aimait les Français (à sa manière), Nicolas Sarkozy n'aime que lui-même ».
Quelques rares et courageux Mariannautes défendent tout de même le pouvoir. «On se serre la ceinture, on perd des avantages pour certains, mais c'est le pris à payer pour revenir à une situation viable pour notre pays», plaide Gerard. «Ce qui nous plonge dans le marasme, estime C. Dy, c'est que depuis 25 ans, la France à constamment changé de politique économique. Le résultat est devant nos yeux, la catastrophe pour les plus exposés. Personnellement, je me réjouis de la constance dans la politique de réformes entreprises par le gouvernement de monsieur Fillon». Rowali souligne enfin la nécessité, évoquée par Philippe Cohen, de réagir au niveau européen : «Soyons lucides: dans le passé les mesures de relance sectorielles ont échoué, tout en grevant durablement les finances publiques. Dans notre situation, c'est évidemment chez le bon père Keynes qu'il faut aller chercher les recettes qui ont fait leurs preuves dans le passé, spécialement lors du New Deal de Roosevelt. Or, en 2008, ces recettes sont inopérantes à l'échelle d'un seul pays. Il faut donc agir au niveau européen. Par exemple construire une ligne TGV Madrid-Paris-Berlin-Varsovie-Moscou». Dimanche 24 Août 2008 - 08:53
Eric Dupin
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