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Brèves de la semaine
Sarkozy chez Delanoë
(25/05/07) Nicolas Sarkozy était accueilli hier par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Une tradition républicaine. Devant les élus parisiens et de nombreux invités, le président a assuré qu’il prendra « des initiatives après les élections législatives pour faire de la France une république irréprochable et une démocratie exemplaire ». Nicolas Sarkozy en a profité pour se présenter en Monsieur ouverture, comme il le fait depuis quelque temps : « Monsieur le Maire de Paris, voyez donc en moi le président de tous les Français comme je vois en vous le maire de tous les Parisiens et travaillons ensemble dans un esprit d'ouverture et de tolérance », a-t-il déclaré. Valérie Pécresse démine (25/05/07) La ministre de l’Enseignement supérieur a reçu hier les organisations d'étudiants et la conférence des présidents d'université. Chargé de la réforme des universités – une réforme potentiellement explosive – elle a cherché a rassurer ses interlocuteurs en expliquant qu’elle sera « la ministre des étudiants ». L’autonomie doit être votée dès l’été. Mais Valérie Pécresse assure que des consultations vont se poursuivre en juin sur les conditions de vie étudiante, les carrières des personnelles, les conditions matérielles (locaux), le statut des jeunes chercheurs et, à la demande de l'Unef, la lutte contre l'échec scolaire en premier cycle. Des Verts oranges (25/05/07) Petit mercato dans la capitale. Trois élus Verts de la mairie de Paris sont candidats du Modem de François Bayrou pour les législatives. Il s’agit de Violette Baranda, Olivier Pagès et Danièle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë chargée de la recherche et des nouvelles technologies. Ils ont bien sûr quitté leur parti d’origine. Ségolène Royal chez Besson (25/05/07) Contrairement à ce que le titre de cette brève pourrait laisser penser, l’ex candidate socialiste ne s’est pas réconciliée avec Eric Besson, son ancien collaborateur aujourd’hui au gouvernement. En revanche, jeudi 24 mai, elle s’est rendue à Clichy-sous-Bois, pour assister au festival organisé par le cinéaste Luc Besson, qui projette dans plusieurs villes de banlieue parisienne les films sélectionnés à Cannes. Discrète, elle n’a pas pris la parole pendant ce que son entourage qualifie de « visite de courtoisie ». Selon les observateurs, le producteur de Taxi (1, 2 et 3) n’a goûté que très moyennement sa venue, craignant une tentative de récupération politique. Valls veut renommer le PS (24/05/07) Partisan d'une gauche « moderne, renouvelée et populaire », Manuel Valls était ce matin l'ambitieux invité de France Inter. Poussant très loin son idée, il a même évoqué la possibilité de renommer le Parti socialiste pour dépoussiérer son image. « Même le terme de social-démocratie est dépassé », a-t-il renchérit. Tout réformateur qu'il se revendique, le député-maire d'Evry ne s'est cependant pas risqué à avancer un nouveau patronyme pour la formation socialiste... Le Pen inamovible (24/05/07) Ce matin sur RTL, Jean-Marie Le Pen était un quatrième homme plutôt confiant. Balayant d'un revers de main toutes les estimations sur les législatives, il s'est montré optimiste sur l'état de son parti et en a d'ailleurs profité pour annoncer qu'il se présenterait à sa propre succession à la tête du Front national lors du congrès de novembre prochain. « A l'inverse du Parti socialiste, au Front national, la direction est incontestée ! », a-t-il fait savoir. Jean-Michel Apathie a alors rappelé que Bruno Gollnisch, dans un entretien récent, soutenait que la question de la succession de Jean-Marie Le Pen se poserait au prochain congrès. Remarque qui n'inspira qu'un rire au principal intéressé : « ça sera pour la fois suivante. Il faut être patient en politique ! » Comparini's blues (24/05/07) Continuant sa tournée des circonscriptions, Libération s'arrête aujourd'hui dans la première du Rhône pour se pencher sur la candidate du Modem, Anne-Marie Comparini qui a eu le « coup de foudre » pour François Bayrou. En proie à une « grande tristesse » suite à la désertion massive des députés UDF, elle devra probablement faire face à une triangulaire avec les candidats PS et UMP qu'elle ne préfère pas évoquer, au grand dam de ceux qui voudraient qu'elle prenne position contre le candidat de Sarkozy. « Nous devons en priorité travailler avec ceux qui nous ont rejoints », insiste celle qui, chargée par François Bayrou de scruter les nouvelles têtes au sein du Modem, mène à Lyon sa dernière campagne législative. La famille Morin en campagne (24/05/07) Cinq personnes partageant le nom de famille d'Hervé Morin sont candidats aux législatives sous la bannière Parti social libéral européen (PSLE - nouveau parti réunissant les anciens membres de l'UDF qui ont rejoint la majorité présidentielle). Le Canard enchaîné a demandé des explications à l’attaché de presse du ministre de la Défense qui plaide « le hasard ». En réalité, il y a parmi eux Catherine, sa femme, et Philippe, lui aussi membre de la famille Morin. Les trois autres ne sont pas identifiés. En revanche, le chauffeur et la secrétaire d’Hervé Morin, sont eux aussi présents sur la liste des candidats aux législatives. Le fait que chaque voix rapporte 1,63 euro au parti naissant n'a évidemment rien à voir avec cette multiplication de candidatures. Fillon en campagne (24/05/07) Il l’avait dit, il le fait. François Fillon s’engage dans la campagne des législatives et tenait meeting hier, à Marseille. Il appelle de ses vœux une majorité pour prolonger l’élection de Nicolas Sarkozy qui « bouscule tout ». Le Premier ministre a réaffirmé les trois premières priorités qui seront soumises à la prochaine Assemblée nationale, lors de la session extraordinaire : légiférer sur la sécurité, la revalorisation du travail et la fiscalité. François Fillon a notamment confirmé que les députés commenceraient par examiner d'abord deux textes déjà prêts, l'un instaurant des peines plancher pour les multirécidivistes et l'autre instaurant la majorité pénale à 16 ans pour les mineurs multirécidivistes. La dette peut attendre (23/05/07) Invité ce matin de BFM, le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, s'est dit favorable à une « pause » dans la réduction des déficits. Il a néanmoins estimé que les objectifs de déficit et de dette seront tenus en 2007. « Oui à la pause si cette pause est utile et si cette pause est efficace », a-t-il déclaré. « Accepter les déficits pour financer l'investissement, on est totalement dans cet état d'esprit-là », a-t-il ajouté. « Que l'on doive (...) investir dans la recherche et que cela puisse conduire momentanément à une stabilisation du déficit, quelle importance ? Cela fait trop longtemps qu'on sacrifie les dépenses de recherche à une logique comptable », a estimé Eric Woerth. François Fillon déclarait la semaine dernière que « c’est sur cinq ans » que la dette devra être réduite. Darcos s’attaque à la carte scolaire (23/05/07) Supprimer la carte scolaire. C’était une promesse de Nicolas Sarkozy pendant la campagne. Le nouveau ministre de l'Education, Xavier Darcos, va s’attacher à la réaliser. En déplacement hier dans un collège classé « ambition réussite » (les plus sensibles), à Asnières, dans les Haut-de-Seine, il a estimé qu’elle « ne profitait qu'aux riches », alors que la carte scolaire est censée favoriser la mixité sociale. La réforme ne s’annonce cependant pas aisée. Le monde enseignant ne cache pas son hostilité sur le sujet. Xavier Darcos s'est montré prudent, parlant pour la rentrée 2007 d'un assouplissement. Begag veut voir Sarkozy dans les quartiers (23/05/07) Candidat dans la 3è circonscription du Rhône, Azouz Begag a ce matin donné son avis sur le « gouvernement Sarkozy ». Dominique de Villepin a pour lui « ouvert la porte » à la diversité en nommant Azouz Begag ministre délégué à l'Intégration et le nouveau président n'a fait que suivre son exemple en nommant Rachida Dati garde des Sceaux. Le plus important est désormais selon lui de « coller à la réalité de cette immigration ». Dénonçant la stratégie électorale de l'UMP, qui avait selon lui consisté à opposer les Français, il n'attend plus qu'une chose : « que Mme Dati et M. Sarkozy aillent ensemble dans les quartiers pour réconcilier les Français les uns avec les autres. » L’œil de l’Elysée (23/05/07) Le Figaro raconte ce matin comment l’Elysée a surveillé de près le choix des nominations des directeurs de cabinet dans les ministères. Ainsi Michèle Alliot-Marie a dû batailler ferme pour imposer Michel Delpuech. L'actuel préfet de Haute-Corse n’avait qu’un seul défaut : il était jugé trop proche du préfet Philippe Massoni, un vieil ennemi de Claude Guéant. La ministre de l'Intérieur a finalement obtenu gain de cause. En revanche, Jean-Louis Borloo a dû renoncer à travailler avec Jean-Louis Carenco, son ex-directeur de cabinet à la Cohésion sociale. Claude Guéant lui a préferé Stéphane Richard, un ancien inspecteur des Finances, jugé « moins dépensier ». Enfin, l'Élysée a jugé utile de recadrer Bernard Kouchner qui s’apprêtait à nommer Jean-Maurice Ripert, l’ancien conseiller diplomatique de Lionel Jospin. Cette nomination provoquant un tollé chez certains diplomates étiquetés à droite, c’est le diplomate Philippe Étienne, qui a été choisi par l’Elysée. Conseils à Alain Juppé (22/05/07) Libération offre aujourd'hui un petit guide à Alain Juppé en interrogeant ceux qui l'ont précédé à ce poste. Brice Lalonde, Alain Carignon, Ségolène Royal, Corinne Lepage... Huit anciens ministres de l'Ecologie qui s'accordent sur une série de mesures phares : fiscalité écologique, lutte contre la déforestation, application du principe de pollueur-payeur, pêche durable, durcissement de la règlementation sur les produits chimiques, etc. Et les « ex » de regretter LA réforme qu'ils n'ont jamais faite. Pour Ségolène Royal, c'était la fondation d'une « organisation mondiale de l'environnement » et pour Yves Cochet « la sortie du nucléaire ». Esprit du Pacte écologique, es-tu là ? Cumuler plus pour gouverner moins ? (22/05/07) Cinq ministres du gouvernement cumulent un fauteuil de maire ou de président de conseil général avec leur portefeuille, note Le Figaro ce matin. Mais Nicolas Sarkozy ne demandera pas à Alain Juppé, Xavier Darcos, Éric Woerth, Hervé Morin ou Éric Besson de renoncer à leurs mandats locaux, contrairement à Jacques Chirac, qui avait demandé à 14 de ses ministres d’abandonner ces autres occupations pour exercer leur fonction de ministre à plein temps en 2002. Parmi eux, un certain François Fillon avait rechigné à abandonner la présidence du conseil général des Pays de Loire... Premier couac gouvernemental (22/05/07) Premier couac ? Hier, sur France Inter, Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, a expliqué qu'il était en désaccord avec l'une des mesures phares du programme de Nicolas Sarkozy : l'extension de la franchise de soins non remboursés par la Sécurité sociale. « Est-ce que j'approuverai cette mesure ? La réponse est "non" », a-t-il répondu à un auditeur. « J'ai dit, il y a 15 jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure », a poursuivi l'ancien président d'Emmaüs France. Le PS n’en espérait pas tant. Il s’est saisi de l’occasion pour ironiser sur « la cacophonie gouvernementale qui commence ». Bernard Menez refusé par le Modem (22/05/07) « Si on ne peut plus dire qu'on est démocrate et qu'on ne peut plus dire qu'on est dans ce mouvement, où est la liberté de la parole ? », s'exclamait ce matin Bernard Menez sur l'antenne de France Inter. Le comédien a vu sa candidature refusée par le Modem dans sa circonscription du XVème arrondissement de Paris, où il avait affronté le sortant Edouard Balladur en 2002. A sa place était déjà investie Elisabeth de Fresquet, conseillère régionale et conseillère de Paris. Reste au comédien à retourner dans ces hémicycles où l'on ne le refuse jamais : ceux des théâtres de Boulevard ! Francis Lalanne parachuté par le Modem (22/05/07) En revanche, Francis Lalanne, lui, est candidat dans la très convoitée 2e circonscription de Strasbourg. Oui, Francis Lalanne, le chanteur, l'auteur vibrant de l’inoubliable tube « La Maison du bonheur ». Rallié à l’écologiste Antoine Waechter (qui a lui-même rejoint le Modem de François Bayrou), il s’oppose à 17 candidats en lice, parmi lesquels Yann Wehrling (Vert), Jean-Philippe Maurer (UMP), Philippe Bies (PS) et Pascale Jurdan-Pfeiffer (UDF). Cette nouvelle candidature ne fait pas plaisir à Daniel Cohn-Bendit, qui accuse Francis Lalanne d’être le candidat d’un « maître chanteur ». Si Antoine Waechter « est allé chercher Francis Lalanne dans le XVIe arrondissement de Paris, ce n'est certainement pas un hasard, c'est pour nous mettre une fois de plus des bâtons dans les roues », s’agace le député européen. Montebourg menacé en Bresse (22/05/07) Ne mettez « pas tous les œufs dans le même panier » aux législatives, lance Arnaud Montebourg aux électeurs croisés sur les marchés de Lauhans, dans le Morvan. Arithmétiquement, l’ancien porte-parole de Ségolène Royal n’est pas assuré de retrouver son siège rapporte Le Parisien/Aujourd’hui en France, car Nicolas Sarkozy est arrivé en tête au second tour avec 53,8% des suffrages dans cette circonscription de Saône-et-Loire. Son adversaire, Arnaud Danjean, un jeune haut fonctionnaire, spécialiste des Balkans et ancien des services secrets, jure d'ailleurs qu’il est « possible » de battre le brillant avocat. Réponse du député sortant : « en Bresse, on vote pour l’homme. Je connais des gens de gauche qui ont voté pour Sarkozy et dont je sais qu'ils vont voter pour moi. » Photographe people présidentiel (22/05/07) Libération révèle le nom du photographe choisi par Nicolas Sarkozy pour la photo officielle qui figurera dans les mairies et autres bâtiments officiels. Il s’agit de Philippe Warrin, membre de l’agence Sipa. Celui-ci s’est fait connaître en tirant le portrait des candidats de la Star Ac’ et de quelques people télé, comme Ingrid Chauvin dans le dernier Paris Match, rapporte le journal. Tout comme François Mitterrand, Nicolas Sarkozy a décidé de se faire photographier dans la bibliothèque de l’Elysée. Appel au départ de Hollande (22/05/07) Raymond Forni, l’ancien président socialiste de l’Assemblée nationale, a lâché une petite bombe depuis La Chaîne parlementaire. Il a estimé que « le temps de François Hollande » à la tête du Parti est « passé ». Il a également appelé à une « refondation » du PS sur le modèle de ce qui se passe dans les autres pays européens, estimant que « maintenir les choses en l’état » serait « suicidaire ». « On ne pourra pas être les derniers révolutionnaires qui maintiennent en vie des partis ou des groupuscules qui ne représentent qu’eux-mêmes », a analysé l’ancien député du Territoire de Belfort. « Hollande mouille sa chemise » (22/05/07) Jean-Marc Ayrault a réagi, pour Le Monde, aux propos de Raymond Fourni qui appelaient au départ de François Hollande. Pour le président du groupe PS, le premier secrétaire « mouille la chemise pour le Parti socialiste ». « Il me paraît plus opportun de l'aider que de le critiquer », ajoute Jean-Marc Ayrault, qui recommande l’unité jusqu’aux élections législatives. Nouveau parti centriste (21/05/07) Au printemps, les partis, c’est comme les bourgeons. Il en pousse un nouveau chaque matin, ou presque. Cette fois, ce sont les députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy qui ont décidé hier de lancer un nouveau parti centriste rattaché à la majorité présidentielle. Une quinzaine de députés ont participé à la réunion de lancement, autour d’Hervé Morin, nouveau ministre de la Défense. Le parti présentera une centaine de candidats aux législatives. L’Elysée reçoit les écologistes (21/05/07) Ce matin, le président de la République reçoit diverses associations écologiques (WWF, Greenpeace, etc) pour préparer le « Grenelle » de l’environnement promis pendant la campagne. Aux côtés de Nicolas Sarkozy sera présent Alain Juppé, nouveau ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, le « Medad », comme il a été baptisé. Conseillers du prince (21/05/07) Après l’embauche des journalistes Catherine Pégard, Myriam Lévy et Georges-Marc Benhamou à l’Elysée et à Matigon, Le Parisien/Aujourd’hui en France montre que ces allers-retours entre pouvoir et journalisme sont monnaie courante dans les pays anglo-saxons. Mais il met en garde contre des pratiques douteuses apparues en Angleterre. Ainsi Alastair Campbell, un ex-journaliste du Dailly Mirror, réservait-il tous ses scoops aux journaux…qui acceptaient de soutenir les mesures gouvernementales. Avis aux amateurs. Lundi 21 Mai 2007 - 10:21
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